C’est le pari qu’a pris un groupe de chercheurs californiens en créant le projet « Glowing Plants » pour éclairer nos villes à partir d’arbres phosphorescents. Un concept ambitieux né de la biotechnologie et financé en partie par la foule via Kickstarter.

Des « OGM à lumière » pour réduire les émissions carbones de nos villes

« Nous vivons dans un monde qui génère trop de dioxyde de carbone », explique Antony Evans, une des trois personnes derrière le projet. Pour réduire ainsi les émissions de CO2, leur idée est d’utiliser la biologie et les logiciels de synthèse afin de faire briller nos plantes à l’image des lucioles. Le postulat est simple : si nos plantes pouvaient produire de l’énergie bioluminescente, on pourrait ainsi économiser une grande quantité d’énergie. « La nature a trouvé des façons de créer de l’énergie qui ne nécessite pas l’utilisation de beaucoup de CO2, nous voulons ainsi faire prendre conscience aux gens de ce potentiel : au lieu d’avoir toutes ces lumières coûteuses dans nos rues, pourquoi ne pas l’obtenir de nos plantes ? »,précise Antony Evans . Pour ce faire, ils isolent la séquence d’ADN qui code la luciférine, la lumière produite par un organisme vivant, afin de transformer génétiquement nos végétaux et les rendre phosphorescents. Cet ADN se trouve notamment chez quelques insectes, champignons, lucioles et organismes vivants sous-marins.

Glowing Plants a réussi à lever au final 484.000 dollars de fonds sur Kickstarter et pourrait bien remplacer nos éclairages urbains énergivores… Une histoire à suivre sur la plateforme de crowdfunding.   Source : Le Parisien