Après le récent lancement de Google Sidewalk Labs, un laboratoire pour imaginer la vie urbaine de demain, les récents investissements de la part des géants numérique dans des méga-fermes solaires pour leurs datacenters (notamment Apple) ou encore les fonds accordés dans la filaire SunPower et SolarCity, Google poursuit sa course avec son projet SunRoof. Objectif : démocratiser le diagnostic performance énergétique des logements en matière d’énergie solaire pour évaluer le gain offert par le photovoltaïque sur la facture énergétique. Un service qui tombe pile au moment où le solaire à le vent en poupe aux Etats-Unis entre les projets de l’entrepreneur Elon Musk et les ambitions affichées de la part de l’Etat Fédéral pour booster les énergies vertes. Retour sur la recette Sunroof « made in » Google avec Wired.

Et Google découvrit l’arme solaire

Si le rapport « Clicking Clean » de Greenpeace classe Google parmi les bons élèves pour construire un Internet vert avec un « clean energy index » de 48%, pour Carl Elkin, employé de chez Google, l’enjeu des énergies renouvelables est aussi une question de pédagogie : rendre accessible leurs impacts sur la facture électrique.

Une idée qui germa lors de ses heures en autonomie au sein de la firme au travers de la fameuse politique managériale des 80-20 de l’entreprise.

« On veut aider les gens à comprendre le potentiel de l’énergie solaire »,  résume ainsi Joel Conking, responsable énergies renouvelables chez Google.

Comment Sunroof fonctionne ?

C’est à partir des images 3D de Google Earth – et donc de la reconnaissance d’images – que le potentiel photovoltaïque des habitations est évalué. La définition est, en effet, suffisante pour connaître la qualité de l’exposition de votre maison et mesurer s’il est donc intéressant d’investir dans des panneaux solaires. Le calcul intègre également les données météorologiques annuels pour évaluer la quantité de lumière que reçoit le toit de votre résidence.

Résultat ? Il vous suffit de rentrer l’adresse de votre maison et vous obtenez directement le temps d’exposition au soleil annuel exploitable selon son positionnement, la surface nécessaire à mettre en place en matière de panneaux solaires et enfin les économies nettes estimées selon votre facture électrique actuelle.

Deux questions se posent, celle de la protection de vos données déclarées (adresse et montant de la facture) et celle de l’usage qu’ils pourront en faire un jour. Pour la première, Google rassure en indiquant que Sunroof ne donne à personne votre adresse, ou seulement si vous demandez à la partager. Pour la seconde, une seule assurance : Sunroof n’est en rien une œuvre philanthropique. La firme de Mountain View souhaite en effet monétiser ce service gratuit pour le citoyen lambda en prenant une part sur le matériel vendu du côté des fournisseurs en panneaux solaires

A ce jour, le projet concerne seulement les zones « test » (Boston, les régions de San Francisco et de Fresno ) mais l’ambition est bien de s’étendre aux Etats-Unis et dans le monde.

A regarder les géants du net et l’apologie autour du photovoltaïque outre-Atlantique, le solaire deviendrait cette nouvelle arme énergétique à valoriser pour une énergie 100% verte. L’avenir seul nous le dira.

Source : Wired.