Une énergie renouvelable provenant du ciel, qui s’émancipe de l’intermittence liée aux conditions climatiques ? Voici le pari de l’agence japonaise d’exploration spatiale (JAXA).

L’élément déclencheur

« C’est la première fois qu’est envoyé ainsi l’équivalent d’une puissance de 2 kilowatts par micro-ondes vers une petite cible, en utilisant un dispositif de contrôle de la directivité. » C’est par ces mots, que l’un des portes-paroles de l’agence explique à l’AFP, qu’ils viennent de réaliser une avancée technologique significative. En effet, ces chercheurs sont parvenus à transmettre un flux énergétique sans raccordement, via des micro-ondes et par la suite, le convertir en électricité. Technologie de pointe encore au stade d’étude depuis plusieurs années, cette performance ouvre néanmoins les champs des possibles pour la mise en place de centrales solaires spatiales.

Une centrale électrique dans les étoiles

A l’image des centrales solaires terrestres, les centrales spatiales seront équipées de larges panneaux photovoltaïques. En orbite, celles-ci ne seront pas dépendantes des aléas climatiques et des cycles nocturnes quotidiens. L’énergie des rayons solaires sera directement captée par les panneaux et sera transmise à la terre. A la réception du signal, des usines électriques ou directement des antennes, reliées aux particuliers. Pour cela, le scénario reste encore à préciser.

Pour en savoir plus :

Une réalité en 2040 ?

En vérité, cette technologie ne verra probablement pas le jour avant 2040. Pour l’heure, le projet se concentre pour le moment, sur le transport des flux énergétiques par micro-ondes.
Les portes-paroles de JAXA, rationalisent les recherchent en annonçant qu’ « il faudra des décennies avant que nous puissions passer à une utilisation pratique de cette technologie, peut-être dans les années 2040 ou plus tard ». Au delà de la transmission d’énergie, ils anticipent et annoncent : « Il y a un certain nombre de défis à relever, dont l’acheminement de l’énorme infrastructure requise dans l’espace, sa construction et sa maintenance ».

 

Sources : Huffington Post