Depuis le 30 avril 2017, date de sa publication au Journal Officiel, l’autoconsommation d’électricité  bénéficie d’un véritable cadre légal qui facilite désormais son déploiement. Produire et consommer sa propre électricité – que ce soit pour des particuliers, à l’échelle d’une copropriété, d’un quartier, d’une entreprise ou d’une collectivité locale -, s’inscrit comme un pilier de la transition énergétique.

 

L’autoconsommation d’électricité, une nouvelle loi et une prime à la clé  

L’autoconsommation consiste à produire de l’énergie et à utiliser celle-ci pour son propre compte simultanément. Les installations nécessaires sont avant tout photovoltaïques.

Le boom des panneaux photovoltaïques a déjà séduit de nombreux particuliers. Les entreprises et les collectivités sont à leur tour encouragées à prendre ce virage et à profiter, pour certaines, de la grandeur de leurs bâtiments pour l’installation de panneaux solaires.

Le prix de ces installations ayant considérablement baissé ces dernières années, l’investissement pour engager des travaux est donc beaucoup moins élevé. D’autant plus que les entreprises et les collectivités peuvent, depuis la publication d’un décret en mai 2017, bénéficier d’une prime à l’investissement pour l’installation d’un système d’autoconsommation. À condition qu’il soit de moins de 100 kWc et que l’excédent soit revendu.

Car qui dit autoconsommation ne dit pas circuit fermé mais circuit auto-régulé en fonction de ses besoins et de l’injection de l’excédent dans le réseau. Avant l’instauration de cette loi, il n’y avait d’ailleurs aucun système d’incitation financière à l’installation d’un système d’autoconsommation. Aujourd’hui, la loi oblige également les gestionnaires de réseaux à faciliter toutes les opérations d’autoconsommation.

 

Un double atout pour les entreprises

Disposant d’un parc de bâtiments ou de simples bureaux, chaque entreprise peut trouver dans l’autoconsommation plusieurs leviers. D’un point de vue économique en premier lieu : grâce à un circuit d’énergie interne, une électricité produite et consommée sur les lieux, le retour sur investissement des installations se fait rapidement.

De plus, les panneaux solaires installés sur des bâtiments de grande taille offrent un gain important. Sans oublier que les entreprises ou encore les lieux publics peuvent profiter du rendement solaire la journée, au moment où ils fonctionnent à plein. Ils produisent donc de l’énergie solaire et l’utilisent directement.

Second atout, en optant pour l’autoconsommation, l’entreprise entre de plain-pied dans la transition énergétique, à travers une installation et un mode de fonctionnement énergétique entièrement positifs. Cet engagement dans l’économie verte lui permet par ailleurs de communiquer sur ses actions concrètes auprès de ses clients, de ses prospects et de ses partenaires.

 

L’autoconsommation électrique au cœur de l’efficacité énergétique

L’installation d’un système d’autoconsommation, s’il est en plus accolé à d’autres installations visant à réduire les coûts énergétiques et à opter pour une énergie renouvelable, donne à un bâtiment un statut de bâtiment à énergie positive.

Parmi les installations qui composent le cœur d’un bâtiment à énergie positive, un système de management intelligent de l’énergie s’inscrit comme un fondement. En choisissant parallèlement l’autoconsommation, l’intérêt du système de management se démultiplie. La production et la consommation sont suivies en direct et régulées automatiquement.

 

La blockchain comme système de régulation de l’autoconsommation collective

Un partage de données entre les utilisateurs, sans intermédiaire, sécurisé et où les actions réalisées sont automatiquement archivées, comme des blocs posés les uns sur les autres, voici le principe de la technologie blockchain. Cette innovation va bientôt gérer une grande partie des actions qui peuvent s’automatiser, dans un nombre considérable de domaines, à commencer par l’énergie.

Que la blockchain vienne se rattacher à l’autoconsommation collective est donc une évidence pour les années à venir. Producteurs et utilisateurs d’un système d’autoconsommation, à l’échelle d’un immeuble, de bureaux, d’un quartier, géreront facilement la consommation de chacun. On peut même envisager dans un futur proche d’autres applications à ce système, comme l’extension du réseau électrique et de la chaîne de commandement.

La blockchain, comme système de régulation des données d’une installation photovoltaïque d’autoconsommation, est donc aussi une nouvelle pierre à la construction d’éco-quartiers.

 

L’autoconsommation s’inscrit véritablement comme un futur à mettre en place dès maintenant dans chaque lieu de vie où l’installation de panneaux photovoltaïques est possible. Dès lors, un grand pas en avant sera fait pour la transition énergétique.