L’ère de la sobriété énergétique pourrait avant tout passer par la « quantification ». C’est ce que nous rapporte les résultats de l’expérimentation TicElec (Technologies de l’information pour une consommation électrique responsable).

Appropriation des usages numériques pour plus de sobriété énergétique

Cette expérience d’un an a été menée par le GREDEG de l’Université Nice Sophia Antipolis/CNRS sur un échantillon d’une centaine de ménages volontaires de la commune de Biot, dans les Alpes-Maritimes. L’enjeu est de vérifier qu’un éclairage détaillé sur les postes les plus énergivores impacte réellement les us sur notre consommation électrique.

Pour ce faire, les ménages ont été répartis en 3 groupes : deux, avec des outils de pilotage (compteurs intelligents ou capteurs nomades) leur permettant de suivre leur consommation électrique, et un sans accompagnement informationnel. Le résultat est net : plus on est informé sur sa consommation énergétique et plus on réduit sa consommation.

« En effet, sur la période d’observation, la consommation des groupes équipés de TIC (c’est-à-dire de capteurs intelligents et communicants, NdlR) s’est révélée 23 % moins élevée par rapport au niveau initial de consommation électrique », précise le CNRS dans son communiqué.

Des conclusions largement vectrices de belles perspectives à une échelle nationale lorsque l’on sait que la performance énergétique est le premier effort de la transition énergétique, selon la « Blue Map » de l’Agence Internationale de l’Énergie qui rapportait ainsi que l’efficience énergétique et les smart grids permettraient une baisse significative du gaspillage d’électricité des ménages.

L’infomédiation semble donc un levier indispensable aux enjeux de demain, telle qu’une demande énergétique multipliée par 2,5 d’ici 2050, et le nouvel « algorithme social » d’une société à « l’écosystème informationnel ».