Frédéric Weiland fait l’état des lieux de l’innovation dans le secteur de l’énergie. Il nous fait part de ses réflexions quant à son avenir, dans le contexte du débat parlementaire sur la transition énergétique.

Quel sens donnez-vous à l’action de NetSeenergy, aujourd’hui et pour les années à venir ?

NetSeenergy est un acteur pionnier de la digitalisation de l’énergie. Notre action, au jour le jour, c’est d’aider nos clients à réaliser et pérenniser des économies d’énergie. Pour cela, nous voulons rendre l’énergie plus intelligible, car elle reste encore théorique et difficile d’accès pour le profane. Un kWh, cela ne parle pas en tant que tel. Il faut développer un discours orienté sur le métier du client et l’utilisation qu’il fait de cette énergie. Par exemple, pour une maison de retraite, les kWh ou les m3 d’eau seront ramenés au nombre de lits gérés car c’est ça l’unité de mesure et de benchmark de son activité, puis convertis en euros par lit : cela donne une représentation de l’information beaucoup plus évidente et plus connectée à ses réalités.
Par ailleurs, nous sommes un acteur de la transformation des services énergétiques. Notre but : faire en sorte que les différentes ressources énergétiques (grids traditionnels, Maîtrise de la dépense énergétique ou MDE, flexibilités, EnR, stockage, etc.) ne soient plus envisagées en silo, mais soient traitées en interaction pour être arbitrées en quasi temps réel en fonction de leur disponibilité et de leur intérêt économique. Aujourd’hui, on commence à coupler effacement avec MDE (dans le cadre du projet Smart Electric Lyon notamment), MDE avec énergie solaire… Cela implique de trouver les modèles techniques, et les futurs modèles d’affaires !