ISO 50 0001 ? Netseenergy, une filiale du groupe EDF bientôt certifiée

ISO 50 0001 ? Netseenergy, une filiale du groupe EDF bientôt certifiée

Netseenergy mène actuellement sa démarche de certification ISO 50 001. Cette certification consiste à gérer les consommations énergétiques engendrées par son activité et piloter l’ensemble de la démarche qualité. Ceci manifeste l’engagement, la volonté et l’exemplarité de Netseenergy dans son système de management énergétique global. En effet, Netseenergy porte des offres de management énergétique innovantes aux entreprises et aux collectivités. C’est tout naturellement que Netseenergy s’attache à cette démarche qualité afin de mettre sous assurance qualité son travail quotidien de maitrise et de réduction de son empreinte énergétique engagé depuis sa création.

Rappelons tout d’abord sur quoi porte cette norme ISO 50 001. C’est une norme internationale qui entraine les organismes privés et publics à améliorer leur performance énergétique. Nous parlons donc ici d’efficacité énergétique, mais également d’usages et de consommation énergétique.  Ceci est possible par l’établissement d’objectifs, de cibles et de plans d’actions qui tiennent compte des exigences légales.

Plus qu’une certification, un engagement !

Depuis le début de son activité, Netseenergy s’emploie à mesurer et réduire ses consommations d’énergies pour être en accord avec ses valeurs. Des capteurs ont été installés pour collecter les données électriques, les températures et la consommation de l’eau sur son siège social à Suresnes. Des infrastructures de réduction des coûts ont également émergé (détecteur de présence/mouvement : eau et éclairages ; matériels efficients), des messages de sensibilisation sont diffusés aux collaborateurs pour favoriser les éco-comportements. L’électricité consommée à Suresnes est une électricité dite « verte » fournie par EDF. La société bénéficie également des avantages de son propre logiciel l’iBoard pour piloter les consommations d’énergies et d’eau, gérer rapidement les éventuelles dérives grâce aux alertes, réaliser des analyses régulières et suivre les plans d’actions engagés.

Nombreux sont les clients impliqués comme Netseenergy dans une thématique de réduction des coûts énergétiques. Il est apparu évident pour Netseenergy de certifier son engagement. D’une part pour accompagner plus facilement ses clients dans leur propre certification ISO 50 001 (en les accompagnant avec une prestation d’Energy Management), et d’autre part, Netseenergy renforcera son positionnement engagé à travers une démarche de management énergétique de qualité et pérenne. 

Quand toutes les énergies du monde se rencontrent à Paris

Quand toutes les énergies du monde se rencontrent à Paris

En deux semaines d’effervescence, la 21ème Conférence pour le Climat (ou COP21) a tiré l’attention du monde entier sur Paris. Célébré par les membres comme un succès historique, l’accord passé entre les États a généré plusieurs dizaines de milliers d’articles dans la presse internationale. Pourtant au lendemain des festivités, de nombreuses voix s’élèvent pour critiquer un bilan trop peu ambitieux.

En marge de l’événement, initiatives locales ou privées ravivent l’enthousiasme des commentateurs. Ces derniers mois, de la côte ouest des États-Unis émergent les projets d’entrepreneurs qui agitent le débat comme jamais auparavant.

Grandes innovations des géants

Avec une seule idée en tête, les géants des technologies ont investi massivement dans les énergies vertes et la promotion d’un changement de paradigme. Seul le progrès technique permettra de faire face au changement climatique. Et ces derniers temps les exemples ne manquent pas, du rachat de Nest, l’entreprise fondée par Tony Fadell par l’immense Google de Larry Page et Sergei Brin, à la Breakthrough energy coalition, une réunion des plus grandes richesses autour de Bill Gates.

Le but de ces initiatives est de créer de nouveaux systèmes de production d’énergie mais aussi de mieux gérer ceux déjà en place de façon plus efficace. En somme, combiner hardware et big data pour produire différemment, plus proprement.

Pour Elon Musk, fondateur de Tesla, le stockage de l’énergie doit permettre une gestion plus économique de la production. Dans une présentation parfaitement orchestrée, il confiait à son audience :

 

« Si vous disposez de larges batteries fixes pour le stockage de l’énergie, vous pouvez effectivement arrêter la plus mauvaise moitié des centrales à travers le monde. »

 

Faddel, inventeur du concept de “Thoughtful home”, cherche quant à lui à lisser notre consommation grâce à un matériel plus indiqué. Des thermostat communicants contrebalancent les pics de demande pour ne pas avoir à brûler du fossile en urgence. Et bien sûr, cela se traduit également par une facture moindre pour les particuliers.

Comme un prolongement de son activité de philanthrope, Bill Gates promet lui de débourser personnellement 2 milliard de dollars pour le développement des énergies vertes. A l’occasion de l’ouverture des conférences à Paris, le cofondateur de Microsoft a présenté deux initiatives pour favoriser la R&D et les entreprises dans le secteur des énergies propres.

Un porte-voix à la hauteur des enjeux

Récemment converti, l’ex-gouverneur de Californie a troqué son tank personnel le temps d’une courte visite à Paris pour donner un nouveau tour à son rôle de héros en se faisant évangélisateur. Conscient des enjeux, Arnold Schwarzenegger prête main forte à la communauté scientifique, qui n’a pas complètement réussi à véhiculer son message. Les comportements n’ont pas tellement évolué et le CO2 reste un problème réel. Il en appel donc à notre instinct de préservation, en jouant sur les échelles de grandeur :

 

« Il y a deux portes. Derrière la première porte se trouve une chambre hermétiquement close, avec une voiture ordinaire à essence. Derrière la seconde porte se trouve une chambre identique à la première, avec une voiture électrique. Les deux moteurs tournent à plein régime.

 

Je veux que vous choisissiez une porte, que vous entriez et que vous fermiez derrière vous. »

 

Maïeutique imparable, mais cela suffira-t-il à élever les consciences ?

Pourtant on voudrait lui faire confiance, puisqu’au niveau local la Californie se veut exemplaire : baisse des émissions et développement rapide de l’industrie verte en attestent.

Quelques semaines après le rassemblement de toutes les bonnes énergies à Paris, il se pourrait bien que les solutions échappent à une approche trop verticale. Le micro et l’entreprise individuelle contribuent au moins autant que le macro et les chefs d’État dans un débat devenu mondial.

« Connais-toi toi-même » ornait les murs du sanctuaire de Delphes. Nos marchands de futurs préférés parviendront-ils à nous aider dans cette introspection ?

Innovations énergétiques – Frédéric Weiland

Innovations énergétiques – Frédéric Weiland

Frédéric Weiland fait l’état des lieux de l’innovation dans le secteur de l’énergie. Il nous fait part de ses réflexions quant à son avenir, dans le contexte du débat parlementaire sur la transition énergétique.

Quel sens donnez-vous à l’action de NetSeenergy, aujourd’hui et pour les années à venir ?

NetSeenergy est un acteur pionnier de la digitalisation de l’énergie. Notre action, au jour le jour, c’est d’aider nos clients à réaliser et pérenniser des économies d’énergie. Pour cela, nous voulons rendre l’énergie plus intelligible, car elle reste encore théorique et difficile d’accès pour le profane. Un kWh, cela ne parle pas en tant que tel. Il faut développer un discours orienté sur le métier du client et l’utilisation qu’il fait de cette énergie. Par exemple, pour une maison de retraite, les kWh ou les m3 d’eau seront ramenés au nombre de lits gérés car c’est ça l’unité de mesure et de benchmark de son activité, puis convertis en euros par lit : cela donne une représentation de l’information beaucoup plus évidente et plus connectée à ses réalités.
Par ailleurs, nous sommes un acteur de la transformation des services énergétiques. Notre but : faire en sorte que les différentes ressources énergétiques (grids traditionnels, Maîtrise de la dépense énergétique ou MDE, flexibilités, EnR, stockage, etc.) ne soient plus envisagées en silo, mais soient traitées en interaction pour être arbitrées en quasi temps réel en fonction de leur disponibilité et de leur intérêt économique. Aujourd’hui, on commence à coupler effacement avec MDE (dans le cadre du projet Smart Electric Lyon notamment), MDE avec énergie solaire… Cela implique de trouver les modèles techniques, et les futurs modèles d’affaires !

Bâtiment à énergie positive - Interview de Bernard Baudoin

Bâtiment à énergie positive - Interview de Bernard Baudoin

Né dans l’est de la France dans un milieu proche de la nature – ses parents étaient maraîchers – Bernard Baudoin est Enseignant-chercheur à l’Ecole des Mines de Douai dans le domaine de l’énergie, depuis 1987. Responsable de l’enseignement et de la recherche au Département Energétique Industrielle entre 1995 à 2007, le Pr. Baudoin crée la spécialisation puis le Mastère spécialisé « Bâtiment à énergie positive » en 2008. Reconnu 3e mastère dans la spécialité « Energie et Energie renouvelable » au classement SNBG 2014 et 2015, ce mastère connaît un franc succès puisque 100% des ingénieurs diplômés entrent sur le marché du travail 6 mois après la diplomation.

Depuis cette année, Bernard Baudoin coordonne l’incubateur technologique APUI, pour assister les porteurs de projets technologiques dans la conduite de leur projet dans le domaine Énergie.

1) En tant qu’enseignant, qu’avez-vous eu à cœur de communiquer à vos étudiants ?

Chaque jour, je fais le trajet «domicile – travail » à vélo. Cela fait quatre kilomètres, le long du canal. En voyant cela, les élèves ont commencé à suivre mon exemple : il y a eu un effet boule de neige. Pour faire prendre conscience des enjeux, le meilleur moyen, c’est encore de donner l’exemple.

Dans mon approche de l’enseignement, deux aspects se distinguent :

  • L’énergétique générale. Je fais un cours en amphi sur la politique et les enjeux énergétiques en environnementaux à horizon 2050. C’est parfois surprenant, mais les jeunes sortants de classe prépa ont beaucoup de méconnaissances sur le sujet, malgré l’importante couverture médiatique. J’essaye de les sensibiliser et de les amener à un niveau minimum, pour qu’ils aient conscience de leur mission dans les 40 prochaines années. L’ingénieur de demain doit contribuer à un monde le moins énergivore possible, quel que soit son secteur d’activité.
  •  Les connaissances techniques. Les étudiants doivent connaître la physique des phénomènes et les ordres de grandeurs du domaine. Savoir poser un problème et le résoudre, si possible. Parfois la réponse est simple, mais il faut savoir si nécessaire mettre le problème en équation.

2) Quelles sont les innovations dans le bâtiment qui vous paraissent les plus prometteuses en termes d’efficacité énergétique ?

En règle générale, plutôt que d’innovations je parlerais d’améliorations sur différents points. Ces 5 à 10 dernières années sont apparus des outils de modélisation. Ces outils, qui sont déjà d’un très bon niveau, permettent à l’architecte et au concepteur d’avoir une réponse sur le comportement énergétique du bâtiment, et ce avant sa construction.

Deuxième point, la domotique moderne. Par exemple, les capteurs sans fil, qui nous fournissent facilement de nouvelles informations que l’on n’avait pas il y a 15 ans. On peut aujourd’hui mieux suivre et maîtriser sa consommation énergétique dans le bâtiment.

Enfin, les nouveaux matériaux. Le bâtiment, c’est aussi l’énergie grise. On voit de plus en plus être utilisés des matériaux comme la fibre de bois à faible émission de CO2 et d’autres . Cela permet des bâtiments moins énergivores. Le bilan énergétique du bâtiment de demain comprendra l’énergie consommée pour sa construction. De ce point de vue-là, il y a encore des progrès à faire.

3) On ne parle plus tant d’éco-quartier que de ville durable. Quelle évolution constatez-vous dans la perception médiatique et publique de l’habitat durable ?

J’ai deux exemples qui me viennent à l’esprit : on peut faire une maison très basse consommation, mais si elle est à 40 km du lieu de travail de la personne, quand on fait le bilan on voit qu’il y a une surconsommation d’énergie.

Autre exemple : on peut avoir une maison labellisée passive house, mais si elle fait 800 mètres carrés pour 2 personnes, même bien conçue, le bilan par personne deviendra médiocre.

Cela veut dire qu’on ne peut pas considérer les éléments énergétiques indépendamment.

Il y a eu une période, il y a 5 ans, où l’unité de mesure était la maison, puis on a pensé en termes de groupes de maisons, et finalement on se pose la question de l’ensemble de l’agglomération. De plus en plus, la vision des ensembles énergétiques est globale.

C’est manifeste à Douai, où l’on a la volonté de construire le plus grand éco-quartier du Nord de la France, au-dessus de Paris.

Mais ce sont des projets de longue haleine ! Un éco-quartier seul, c’est 15 ou 20 ans de travail.

4) La révolution énergétique, cela vous évoque quoi ?

J’aurais une double réponse. On pense à la Troisième Révolution Industrielle. C’est le concept de Jeremy Rifkin qui se traduit dans le Nord Pas-de-Calais par la volonté de se rendre autonome en énergie d’ici 2050, largement grâce aux EnR.

Deuxième élément de réponse : le facteur quatre. Diviser nos consommations par quatre d’ici 2050 est un enjeu majeur, car selon les estimations, un européen moyen émet 13 et 15 tonnes de CO2 par personne et par an.

L’Europe et la France en ont pris conscience, mais mettre en œuvre le facteur 4, ce sera la vraie révolution. C’est un effort de chacun. En ce qui me concerne, j’ai fait le calcul : en venant au travail à vélo, mon bilan CO2 par rapport au déplacement moyen d’un français en voiture (source ADEME, domicile-travail) , c’est une tonne d’émissions évitée.

POC21, l’initiative écologique open source

POC21, l’initiative écologique open source

Une centaine de makers, ingénieurs ou geeks ont combiné leurs forces durant 5 semaines d’immersion dans un château proche de Paris afin de trouver des alternatives à notre culture de consommation destructrice et faire des objets open source et durable la nouvelle norme.

Les innovateurs du POC 21

Durant 5 semaines, les jeunes innovateurs – dits « makers » – du POC 21 se sont réunis au Château de Millemont, à l’ouest de Paris, pour travailler ensemble à une société décarbonnée et plus intelligente dans la valorisation de ses déchets. Les 19 et 20 septembre, dans les jardins du château, s’est tenue l’exposition finale où étaient présentées les inventions des participants. Leur conviction : le partage des savoirs en open source, combiné aux outils de fabrication numérique, donnent l’opportunité de réinventer notre système de production et de consommation. Nous avons voulu aller voir cela de plus près.

« Vous ne pouvez pas vous garer là ! » lance un responsable de l’équipe de POC 21 (qui signifie Proof Of Concept ou en français Démonstration de Faisabilité) alors que nous nous apprêtons à passer les grilles du château. Nous aurions dû y penser : venir à un rassemblement d’éco-hackers à en voiture à essence nous a paru subitement tout à fait anachronique. Un léger détour au parking plus tard, nous retournons au portail, à pied cette fois, pour accéder aux jardins où était disposée l’impressionnante structure en forme de dôme hébergeant l’exposition. Autour, des éoliennes et panneaux solaires montés à la main, qui comme nous allions l’apprendre n’étaient pas là pour la décoration mais pour alimenter la salle d’exposition en énergie propre.

Passé l’entrée nous nous retrouvons nez-à-nez avec une première invention singulière : le Bicitractor. Comme son nom l’indique, il s’agit d’un croisement entre un tracteur… et une bicyclette. Disons-le d’emblée, il ne s’agit pas d’un retour au Moyen-Âge : le Bicitractor est équipé d’une assistance électrique, et peut être configuré pour désherber, semer, récolter, bref, couvrir tous les besoins des petites et moyennes exploitations agricoles. Sur une table sont disposés les outils et composants nécessaires à la fabrication du Bicitractor : on est frappé par la simplicité du dispositif. Assemblé en une semaine pour un coût de 1000€, facile à entretenir, c’est une alternative révolutionnaire aux tracteurs à essence, polluants et onéreux.

Le Bicitractor

A quelques mètres de là, d’autres innovations plus ingénieuses les unes que les autres se succèdent. Ownfood, la serre urbaine, permet la culture de légumes en ville sur une petite surface. AKER, un kit pour l’agriculture urbaine, « facilite la tâche des citadins qui souhaitent remettre du vert dans leurs villes, où toitures, murs et balcons redeviendraient des écosystèmes vivants. » Showerloop, notre coup de cœur, est un système de douche qui filtre l’eau usée en temps réel tout en en conservant la chaleur. Pour son inventeur, un ingénieur et designer finlandais, Showerloop serait particulièrement adaptée aux camps de réfugiés, qui sont dénués d’infrastructure et où l’eau propre est une commodité rare et précieuse.

 AKER

Open Energy Monitor

L’efficacité énergétique active n’est pas en reste. L’Open Energy Monitor, certainement la plus high-tech des innovations présentées, est la première solution de monitoring énergétique open source. Analysant la consommation énergétique et la production d’énergie renouvelable domestique, l’OEM ouvre la porte à un usage responsable de l’énergie par les particuliers. Les données s’affichent en temps réel sur une tablette ou un smartphone, et l’utilisateur peut en déduire des pistes d’action pour améliorer leurs usages énergétiques. Les données personnelles, stockées localement, sont protégées.

Open Energy Monitor

Alors les « makers » vont-ils changer le monde ? Les prototypes présentés interpellent, c’est certain. Il n’en demeure pas moins une question : quel sera le modèle économique de ces inventions ? La vision de POC 21 est réaliste : pour que ces innovations aient un impact, elles doivent être rentables, ou du moins atteindre un équilibre financier. Dès lors, étant donnés les coûts de fabrication dérisoires, il y a fort à parier que ce sont les services associés (assemblage à domicile, entretien, conseil) qui permettront leur diffusion.