Le Plan Bâtiment Durable, une mission essentielle dans la transition énergétique

Le Plan Bâtiment Durable, une mission essentielle dans la transition énergétique

Le Plan Bâtiment Durable, une mission essentielle dans la transition énergétique

Sans les propositions émises par le Plan Bâtiment Durable (PBD), il n’y aurait pas eu de partie « bâtiment » dans la Loi relative à la Transition Énergétique pour la Croissance Verte. C’est ainsi que l’on peut présenter cette structure, rattachée à deux ministères, dont celui, bien sûr, de la Transition Écologique. Le PBD a en effet pour mission de faire le lien entre les acteurs du bâtiment et ceux de l’immobilier pour proposer des solutions concrètes d’amélioration de la performance énergétique, à destination des bâtiments tertiaires publics et privés, tout comme des logements privés.

 

Qu’est-ce que le Plan Bâtiment Durable ?

 

Lancé en 2009, le Plan Bâtiment Durable est une mission diligentée par les pouvoirs publics. Composé d’une équipe restreinte et permanente, le PBD est présidé depuis sa création par Philippe Pelletier, avocat spécialisé notamment en droit immobilier.

Rattaché à la fois au Ministère de la Transition Écologique et Solidaire et au Ministère de la Cohésion des Territoires, le Plan Bâtiment Durable est avant tout force de propositions auprès des pouvoirs publics. Celles-ci proviennent de discussions avec les acteurs du bâtiment et de l’immobilier : parce qu’ils ont des attentes et des contraintes différentes, le Plan Bâtiment Durable permet de les mutualiser et de formuler des propositions, d’ordre réglementaire ou non, concertées et concrètes.

Le PBD fonctionne à travers un bureau mensuel qui réunit une quarantaine d’organismes représentatifs, une assemblée publique qui a lieu trois fois par an et qui donne la parole à tous, ainsi que des groupes de travail qui planchent sur des thématiques spécifiques (actuellement deux groupes travaillent respectivement sur la rénovation énergétique des bâtiments éducatifs avec la Caisse des Dépôts et sur le projet Réflexion Bâtiment Responsable 2020-2050).

Il relie ainsi les intérêts divers des professionnels et de tous les acteurs du bâtiment pour arriver à un résultat commun : une meilleure efficacité énergétique et environnementale dans les bâtiments.

 

Des propositions devenues des réalisations concrètes

 

Environ 80 % des dispositions concernant le bâtiment inscrites dans la Loi de Transition énergétique proviennent directement des propositions du Plan Bâtiment Durable. Son rôle est donc fondamental et très concret.

 

Parmi ses idées devenues réalités : la création du Carnet numérique de suivi et d’entretien du logement, inscrit à l’article 11 de la loi. Imaginé par un groupe de travail du PBD – il s’appelait alors « la carte vitale du logement » – ce carnet virtuel a pour but de rassembler toutes les données du logement pour en améliorer la performance énergétique. Depuis le 1er janvier 2017, il est obligatoire pour toutes les constructions de logements neufs et, dès janvier 2025, il le sera pour tous les logements qui feront l’objet d’une vente. N’étant cependant pas encore pleinement opérationnel, il est actuellement en cours d’expérimentation par le Plan Transition Numérique dans le Bâtiment.

Un groupe de travail a également imaginé l’utilisation des MOOC pour former les professionnels du bâtiment et de l’immobilier : la plateforme MOOC Bâtiment Durable, portée par l’ADEME et le Plan Bâtiment Durable, en collaboration avec France Université Numérique et tous les acteurs de la filière. Fin 2017, on y comptait déjà plus de 17 000 inscrits.  Des formations en ligne gratuites, renouvelées tout au long de l’année, permettent à tous les professionnels, tout comme aux particuliers, de suivre des cours complets sur des sujets généralistes ou très pointus. Elles offrent ainsi la possibilité d’acquérir les connaissances indispensables aux mutations technologiques du secteur.

 

La rénovation des bâtiments tertiaires toujours d’actualité

 

Dès 2013, alors que le décret organisant l’obligation de rénovation dans le parc tertiaire, en application de la loi Grenelle, tardait à sortir, le Plan Bâtiment Durable avait invité ses partenaires à se lancer dans une rénovation volontaire de leur parc par la création de la « charte pour l’efficacité énergétique du parc tertiaire public et privé ». Il s’agissait d’une rénovation sans contrainte légale, pour une meilleure performance énergétique et un retour sur investissement rapide.

En 2017, le décret paru a été très rapidement suspendu par le Conseil d’État ; les signataires de la charte – dite tertiaire – ont alors souhaité donner une nouvelle impulsion à cette démarche volontaire et le Plan Bâtiment a lancé une nouvelle version de la charte.

Cette suspension n’a donc pas mis un point d’arrêt aux objectifs spécifiques du secteur tertiaire, en particulier auprès des acteurs volontaires regroupés au sein de la charte. Ces professionnels seront d’ailleurs associés à la concertation pour un nouveau décret qui devrait passer par l’écriture d’une nouvelle base légale.

 Tout au long de l’année 2018, l’action du PBD se poursuivra sur de nombreux terrains. Il s’agira notamment de continuer la déclinaison régionale du plan, pour une approche locale collective et une appropriation directe des prochains enjeux pour tous les acteurs de la filière.

 

À noter : le Congrès national du Bâtiment Durable tiendra sa 7ème édition fin septembre/début octobre 2018. Il réunit chaque année près de 600 professionnels autour des thématiques d’efficacité énergétique et environnementale des bâtiments.

Concilier le confort et les économies d’énergie dans les bâtiments tertiaires

Concilier le confort et les économies d’énergie dans les bâtiments tertiaires

Les prérogatives visant à réaliser des économies d’énergie, ainsi que la mise en place de moyens innovants pour y parvenir, ne doivent pas se faire à l’encontre du confort des occupants des bâtiments tertiaires. Les deux sont compatibles et doivent le rester pour une transition énergétique efficace. Les outils de l’efficacité énergétique ont été conçus et évoluent dans cet objectif.

 

Les besoins des occupants des bâtiments

 

Dans les bureaux, qu’ils soient ou non en open space, ou encore dans les lieux accueillant du public, le besoin de confort est un critère déterminant pour le bien-être général des occupants et, par conséquent, pour la productivité des collaborateurs. Rogner sur l’un ou l’autre n’est plus envisageable. Pour cette raison, les innovations concrètes générées par l’efficacité énergétique se déterminent sur ces deux tableaux.

 

L’Observatoire de l’Immobilier Durable (OID) l’a rappelé dans son dernier baromètre en 2016 : le confort et le bien-être au travail font partie des préoccupations les plus importantes des salariés.

Ainsi, lumière, température et bruit sont les trois critères qui déterminent pour eux la notion de confort.

 

Ce rapport rappelle aussi que les envies des plus jeunes pour améliorer leur vie au travail semblent plus proches des soucis environnementaux, comme la qualité de l’air qu’ils respirent et l’utilisation de l’énergie. Les nouvelles générations sont donc en première ligne pour une évolution favorable.

 

L’éclairage à la traîne dans les bâtiments tertiaires

 

Cependant, ce n’est pas pour autant qu’aujourd’hui le confort dans les bâtiments tertiaires est synonyme d’une utilisation intensive de l’énergie. C’est ainsi qu’en octobre 2017, le Centre d’études et de recherches économiques sur l’énergie (CEREN) publiait, pour le compte de l’ADEME, des résultats étonnants qui vont à l’encontre de toutes les innovations en matière d’éclairage basse consommation.

 

Ceux-ci montrent en effet que, encore à l’heure actuelle, les bâtiments du secteur tertiaire utilisent des éclairages à la fois gourmands en énergie, pour près de la moitié d’entre eux, et mal adaptés aux usages : le plus souvent, ils n’éclairent pas assez. Autrement dit, ils sont à la fois énergivores et inconfortables, soit exactement l’inverse de la définition de la transition énergétique.

 

Les solutions qui permettent le confort et les économies d’énergie

 

Garantir à la fois le confort et une consommation raisonnée de l’énergie sont donc les deux objectifs de l’efficacité énergétique. Et l’un ne va pas sans l’autre.

 

Pour parvenir à créer une synergie entre ces deux perspectives, la mise en place de solutions après un audit aurait dû devenir obligatoire, en tout cas pour une partie des bâtiments les plus grands et avec le plus grand nombre de salariés. Pour autant, la loi du 17 août 2015, relative à la transition énergétique pour la croissance verte, fixe des objectifs sur les 15 et 30 prochaines années. Telle une boîte à outils, elle offre un cadre en ce sens, à la fois pour la rénovation des bâtiments existants et pour les nouvelles constructions.

 

Ces bâtiments, par leur diversité, passant du public au privé, de la petite à la grosse structure, génèrent en effet une très grande partie de la consommation nationale. La consommation d’énergie du secteur tertiaire concerne presque aux deux tiers la consommation d’électricité : ce qui comprend l’éclairage, le chauffage, la climatisation, et bien sûr tous les besoins quotidiens en informatique et bureautique.

 

Parce qu’il permet de réaliser des économies rapidement et à long terme, la mise en place d’un système intelligent de management de l’énergie garantit un retour sur investissement dans un délai court. Par sa capacité à contrôler en permanence la consommation, il régule et anticipe, il détecte aussi les mauvais usages et alerte sur les gâchis. Tout comme il adapte l’éclairage, le chauffage ou la climatisation en fonction de la présence.

 

Les bâtiments du secteur tertiaire, quel que soit leur domaine, ont donc tout intérêt à engager ou à poursuivre l’installation d’un système intelligent de management de l’énergie.

La norme ISO 50001, une certification pour un management efficace de l’énergie

La norme ISO 50001, une certification pour un management efficace de l’énergie

Publiée en 2011 et établie dans une soixantaine de pays, la certification ISO 50001 est une norme internationale, non-obligatoire, qui complète les normes environnementales existantes. Elle propose une méthodologie et des solutions concrètes à destination de toutes les structures, publiques ou privées, petites ou grandes, pour une meilleure efficacité énergétique.

Un objectif en deux temps

La norme ISO 50001 est une boîte à outils pour une gestion efficace et un usage intelligent de l’énergie. Sa certification est fondée sur un principe : la mise en place d’un système de management de l’énergie visant à réduire la consommation des entreprises et des collectivités.

Cet objectif se définit en deux temps : réduire sa consommation d’énergie puis, par ricochet, participer à garantir l’accès à l’énergie pour tous à travers le monde. Une grande ambition qui commence directement au sein de chaque structure.

Si cette norme donne un cadre, elle ne donne cependant pas d’objectifs chiffrés. Chaque organisme y trouve une base pour entreprendre la démarche à son niveau et à son rythme. Si bien qu’aucun engagement dans l’ISO 50001 ne ressemble à un autre, autant dans la méthode que dans les travaux et les aménagements.

N’étant pas obligatoire, ceux qui s’y engagent le font par conviction, pour des résultats visibles. Cela se traduit par la mise en place d’un système de management de l’énergie, lequel entraîne des économies et un retour sur investissement à court et à long terme. Autrement dit, il s’agit d’inclure l’efficacité énergétique dans sa stratégie globale.

Établir en amont une politique générale de l’énergie

Suivre les recommandations de l’ISO 50001 suppose de faire des économies d’énergie et donc de renforcer sa compétitivité. Pour cela, il est essentiel pour la direction d’une structure de mettre en place en amont une véritable politique générale de l’énergie au sein de ses bâtiments et dans le cadre de sa production éventuelle. Ce qui implique aussi de mobiliser tous les acteurs de l’entreprise ou de la collectivité dans un même objectif.

Cette politique suppose également la nomination d’un Référent Énergie (ou Energy Manager). Il travaillera avec une équipe dont les compétences regrouperont tous les domaines concernés par les économies d’énergie (directeur technique, responsable de la maintenance, etc.).

Mettre en place un système de management de l’énergie

Le travail à accomplir n’étant pas toujours possible pour une personne interne à la structure, le Référent Énergie peut également être une personne extérieure. Comme, par exemple, dans le cadre d’une souscription à un contrat d’efficacité énergétique et de la mise en place d’un système innovant de management de l’énergie.

Les recommandations de la norme débutent par un état des lieux de la consommation énergétique à travers un audit, lequel peut aussi être réalisé à distance et donc à moindre coût. La norme a dans tous les cas pour base la consommation de référence : il s’agit d’une moyenne qui sert de repère pour la mise en place d’un plan d’action.

Notons par ailleurs que, depuis 2013, la loi DDADUE oblige les entreprises de plus de 250 salariés à effectuer un audit énergétique tous les 4 ans. Mais l’obtention de la certification ISO 50001 les exempte de cette démarche complémentaire. De la même manière, une entreprise qui a régulièrement effectué des audits et qui, d’une façon générale, suit sa consommation avec un système intelligent, n’a pas besoin de faire un audit pour être certifiée ISO 50001.

La certification en tant que telle

La certification ISO 50001 est toujours validée par un organisme indépendant. Elle offre bien sûr des avantages, en plus de ceux déjà apportés par les aménagements : elle permet de communiquer sur sa démarche et ses efforts auprès de ses actuels et futurs clients et de son public. Elle est aussi l’occasion de prendre en compte les analyses et les conclusions de l’auditeur extérieur pour améliorer encore son management de l’énergie.

Focus : l’obligation d’installer un système de comptage 

Le comptage de la consommation par poste est un élément inhérent à la certification ISO 50001 et à l’installation d’un système de management de l’énergie. S’engager dans cette norme signifie aussi entrer dans une amélioration continue de sa consommation énergétique.

Un monitoring constant des installations s’inscrit ainsi comme un outil primordial pour déterminer les postes énergivores et par conséquent les gaspillages, les mauvaises utilisations, les installations défectueuses, notamment avec une fonction d’alerte. Un monitoring digital, sécurisé, accessible en ligne par chaque personne habilitée, devient dès lors le meilleur outil de comptage en temps réel.

Le fait qu’elle ne soit pas obligatoire suscite des critiques. Cependant, la norme ISO 50001 est considérée par les structures qui se sont engagées comme un formidable accélérateur dans la mise en place de solutions pour faire des économies immédiates et durables. Soit une manière efficace de de participer activement à la transition énergétique !

Enjeux de la transition énergétique : les objectifs des entreprises et des collectivités

Enjeux de la transition énergétique : les objectifs des entreprises et des collectivités

Transition énergétique : les objectifs des entreprises et des collectivités

Promulgué en mai, le décret tertiaire, longtemps attendu, a finalement été suspendu par une décision du Conseil d’État le 28 juin 2017. Mais quelle que soit la forme, quel que soit le texte de référence, les objectifs des entreprises et des collectivités dans la transition énergétique demeurent identiques : baisser la consommation énergétique de leurs bâtiments, contribuer à la réduction des gaz à effet de serre, trouver de nouvelles manières de maîtriser globalement l’énergie et participer à la production d’énergies renouvelables. (suite…)

Fiche métier : Nabiha, coordinatrice des travaux d’énergies

Fiche métier : Nabiha, coordinatrice des travaux d’énergies

Le métier de ce mois de Juillet met en lumière Nabiha. Nabiha travaille au sein du pôle réalisation des travaux. Etape indispensable pour pouvoir collecter les consommations d’énergies sur l’iBoard.

En quoi consiste ton job ?

Mon job au sein du pôle réalisation consiste à coordonner les travaux entre nos équipes de sous-traitants, nos clients et nos chargés de travaux. J’assure la création et le suivi des documents réglementaires nécessaires pour les travaux et pour la récolte des différentes consommations de fluides tel que l’électricité, le gaz et l’eau qui seront retranscrits sur l’iBoard. Je tiens à jour des documents de suivi de projets des travaux de nos clients tel que ALLIANZ – AEW – FM LOGISTIC – CD62 afin que notre pôle et les diverses parties prenantes puissent savoir où nous en sommes dans la chaîne des différentes étapes à effectuer. Dans le but d’aboutir à une réception des travaux en bonne et due forme.

L’enjeu principal de ton job ?

L’enjeu principal de mon job est de m’adapter au client le plus possible afin de pouvoir planifier au mieux les travaux avec les installateurs et les chargé de travaux. 

Quel est ton super pouvoir ?

Travailler un maximum en équipe et être à l’écoute de chacune des parties intégrantes du projet afin que celui-ci se déroule dans les meilleures conditions et dans les meilleurs délais.

Pour en savoir plus sur les clients de Nabiha, téléchargez les cas clients !

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