Bien loin du « green washing », où les allégations ne sont que de la poudre aux yeux, les entreprises du B2B sont de plus en plus nombreuses à avoir un positionnement « green » réel qui se traduit par des actions concrètes et visibles. D’une part, parce que les lois successives obligent certaines d’entre elles ou encouragent les autres et, d’autre part, parce que ces efforts et la réputation qui en découle sont un formidable levier de croissance.

Les entreprises du B2B en première ligne

Au sommet de la pyramide, les entreprises du B2B, qu’elles produisent ou qu’elles soient des prestataires de service, font figure, pourrait-on dire, de premières de cordée, ou au minimum de forces d’entraînement pour leurs clients et partenaires. En effet, les entreprises du B2B sont nombreuses à fabriquer les matériaux ou les composants nécessaires à l’activité des entreprises B2C. Or, les méthodes de production, le transport ou encore les rejets toxiques, ont un impact direct sur l’environnement.

Les efforts et les concrétisations des B2B pour minimiser cet impact font boule de neige à mesure que ces entreprises en font un argument pour leur faire confiance, dans une démarche de développement durable.

Les lois qui obligent ou qui encouragent

 Les engagements environnementaux, chez les B2B comme chez leurs clients, ont bien sûr pour racine une base légale qui s’étoffe d’année en année. Elle a pour socle la responsabilité sociale (ou sociétale) des entreprises (RSE), un instrument obligatoire pour les grandes structures et facultatif pour les autres.

  • Le versant obligatoire de la RSE

Les contours de la RSE ont été définis par les deux lois Grenelle successives. Cette responsabilité incombe aux entreprises qui génèrent au moins 100 millions d’euros de chiffre d’affaires et dont le nombre de salariés est supérieur ou égal à 500.

En pratique, les premières obligations ont commencé avec la loi NRE (relative aux nouvelles régulations économiques) de 2001 pour les entreprises cotées en Bourse. Depuis, le caractère obligatoire d’une politique de responsabilité sociale s’est étendu aux autres grandes entreprises, notamment B2B, et le législateur a par ailleurs élargi le champ des obligations. 

  • Le versant facultatif mais valorisé de la RSE

Pour les autres entreprises qui n’ont pas cette obligation, il est néanmoins possible de s’engager dans une démarche volontaire. Et cela grâce à la norme ISO 26000, qui est une boîte à outils au cœur de la RSE. Cette norme internationale n’est pas obligatoire et elle n’ouvre pas la voie à une certification, cependant les entreprises peuvent se baser sur elle pour engager des démarches environnementales concrètes.

Pour les acteurs du B2B et toute autre structure, s’engager dans la norme ISO 26000 témoigne d’une volonté de mettre en place des solutions concrètes afin de réduire les conséquences négatives de leurs activités sur l’environnement. Qu’il s’agisse de nouvelles installations peu gourmandes en énergie, de l’utilisation de matériaux plus propres, de rénovations thermiques, ou bien encore de la mise en place d’un système intelligent de management de l’énergie ; cette solution étant l’une des plus simples à court terme, avec un retour sur investissement rapide.

Au sommet de la pyramide, les B2B qui ont l’obligation ou non d’opérer des changements réels, peuvent ainsi communiquer sur leur engagement dans le développement durable et entraîner leurs clients dans la même démarche. Une manière de faire d’une pierre deux coups, voire ici trois, pour un résultat salutaire.

 

La communication responsable pour valoriser ses actions

  • Le reporting RSE

Accessible à tous, le reporting RSE synthétise et donne à voir les résultats de la politique de développement durable instaurée dans l’entreprise. Parce qu’il est public et de plus en plus attendu par les partenaires et les clients, le reporting RSE est un véritable outil de communication transparent pour valoriser ses actions de développement durable. Ses éléments chiffrés, inscrits noir sur blanc, encouragent directement les partenaires des acteurs du B2B à en faire autant.

  • Les labels RSE pour la norme ISO 26000

S’il n’y a pas à proprement parler de certification pour la norme ISO 26000, il existe néanmoins des labels qui permettent aux entreprises d’être évaluées et de communiquer sur la portée de leurs efforts.

Les labels entreprise RSE, aussi bien dans le domaine environnemental que social, sont d’ailleurs devenus en quelques années des marqueurs de réputation recherchés par les clients et les partenaires des entreprises B2B.

Proposés par des organisations indépendantes, telles que le label LUCIE créé en 2008 et qui fait figure de référence, ils fournissent les outils pour une auto-évaluation avant une évaluation externe, jusqu’à la labellisation et à son suivi dans le temps. Le label doit être renouvelé tous les 3 ans pour rester valable.

Pour les entreprises du B2B, les efforts environnementaux dans leur mode de fonctionnement, dans leur chaîne de production, sont une véritable force pour leur évolution économique. Cela passe aussi par une communication responsable et la mise en avant des changements positifs auprès de leurs clients et de leurs prospects, dès lors confiants et inspirés pour s’engager également.